Ma leçon de #Leadership avec Tidjane Deme, le “Mr Google” en Afrique Francophone

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“Savoir rester Focus, trouver le bon cofondateur, oublier les horaires et exécuter, exécuter, exécuter. Sinon votre idée n’aura aucune valeur…” Non il ne s’agit pas d’un extrait d’une Masterclass de Oussama Amar tirée de Koudetat, la formation dédiée à l’entrepreneuriat numérique qui cartonne en France en ce moment. Ces paroles ont fait partie de la session de Leadership que j’ai reçue à Dakar, de la part de Tidjane Dème, le patron de Google en Afrique Francophone.

C’est via l’émission Réussite de Canal Plus que j’ai découvert pour la première fois Tidjane Dème. Un personnage qui m’avait très vite intrigué et fasciné : enfant de la Diaspora sénégalaise revenu au pays, – après un brillant parcours en France, tant universitaire qu’entrepreneurial – pour travailler pour l’une des entreprises du web qui aura eu le plus d’impact sur nos vies : Google.  Et qui couvre aujourd’hui depuis Dakar les opérations du géant de la Silicon Valley pour toute la région Afrique Francophone.

 
Tidjane Deme : l’homme de Google en Afrique par Jeuneafriquetv

Peu après mon arrivée à Dakar, j’ai eu la chance de recevoir une invitation pour participer à un Leadership Talk au Synapse Center, un des incubateurs de Dakar. Un workshop dédié au Leadership, avec Tidjane Dème comme animateur et grand témoin. J’avais déjà entendu parlé du Synapse Center, et de son rôle important sur l’écosystème, avec l’accent mis sur l’empowerment et la responsabilisation des entrepreneurs. Ici, on apprend à diriger et à entreprendre. Rendez vous fut donc pris : je ne fus pas déçu.

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Une trentaine de participants, tous gravitant de près ou de loin autour de l’univers des startups et du numérique étaient présents : étudiants, entrepreneurs, développeurs, salariés en reconversion professionnelle… Tous étaient là pour une raison :  apprendre, avant -peut être – de se lancer un jour. Tidjame a de quoi inspirer : un parcours universitaire des plus brillants – sorti de l’école Polytechnique – il a choisit la voie de l’entrepreneuriat. Non sans obstacles : Tidjame, en toute humilité à voulu mettre l’accent non pas sur ces succès, mais sur ces échecs. “L’échec, les erreurs, lorsqu’elles sont bien comprises, nous servent à nous dépasser, à aller plus loin”.

Un discours sans langue de bois, dans une société sénégalaise où l’aventure entrepreneuriale peut être mal comprise – notamment par le cercle familial qui aura souvent tendance à privilégier l’emploi salarié, jugé moins risqué.

Un charisme tranquille et amusé

Tidjame reviendra – longuement – sur l’idée même de startup : il ne s’agit rien d’autre que d’une entité à la recherche de son modèle économique. Une idée n’est pas une startup. Sans éxécution, une idée ne vaut rien. Seul compte l’éxécution. Des mots qui font tilt, en Afrique, où le problème de la confiance est très fort – je m’en suis personnellement rendu compte assez vite en parlant à de très nombreuses startups ici à Dakar.

Tidjame insistera également longuement sur le “Self Leadership” – savoir se prendre en charge à un moment clé de sa vie – et sur la nécessité de s’entourer de mentors et des meilleurs talents. “Avoir une bonne équipe, c’est s’entourer des meilleurs”.  Revenant souvent sur son expérience personnelle – une succession de rêves entrepreneuriaux souvent douchés par le dure réalité du business, Tidjame répétera souvent ce qui semble être l’un de ces mantras : pour réussir, outre “rester focus”, il faut conserver un moral d’acier. Quoi qu’il arrive : savoir tomber et savoir se relever pour mieux rebondir.

Quid de Google en Afrique ?

A la fin de son intervention et des restitutions faites par le public – de manière extrêmement bien organisée et professionnelle : Bravo Synapse Center ! – Tidjane est revenu sur Google. Et sur son rôle.  Au Sénégal, les nouvelles technologies commencent progressivement à entraîner l’économie : le iGDP – indicateur qui mesure la contributation de l’internet dans la richesse nationale du pays – le PIB – s’élève à près de 3,3%. Juste derrière les Etats Unis, qui eux atteignent 3,8%. Un chiffre considérable pour un pays africain. Le discours est rôdé – et terriblement efficace. Que veulent faire les africains avec internet ? La même chose que les occidentaux : s’informer, aller sur des plateformes de e-commerce, échanger sur les réseaux sociaux, créer des business, entreprendre, etc.

Quel rôle pour Google pour accompagner ce mouvement au Sénégal ? Appuyer l’écosystème insiste Tidjane (par l’organisation d’évènements pour créer et fédérer les communautés tech, sans lesques aucun écosystème ne peut prospérer durablement), en apportant des services au PME via du support sur internet (avec la création par exemple de Youtube Sénégal) et enfin investir dans les infrastructures numériques. Le Sénégal, figure de proue de l’Afrique numérique francophone ? Pour Google, qui a installé à Dakar sa seule antenne pour toute la région, cela ne fait plus vraiment de doutes…


Consultant, Blogueur et Fondateur de StartupBRICS (www.startupbrics.com), Samir Abdelkrim a lancé #TECHAfrique en avril 2014 : une aventure entrepreneuriale à la rencontres des startups africaines et des acteurs qui font battre le pouls de l'Afrique 2.0


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