Ces startups tunisiennes qui rêvent leur pays en future “Startup Nation”

Article paru initialement dans les colonnes du quotidien Le Monde, partenaire éditorial de StartupBRICS pour valoriser les startups africaines.

Dans la dernière promotion de start-up accompagnées par l’incubateur d’Esprit, plusieurs entrepreneurs tentent d’améliorer le quotidien des Tunisiens tout en faisant progresser le secteur de la santé et des transports, où les investissements publics manquent. Grâce à leurs innovations, ils créent de nouveaux emplois très qualifiés, par dizaine. C’est leur manière de luttercontre ce chômage des jeunes qui hante la Tunisie et frappe sévèrement les plus diplômés.

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Sauver des vies avec BeThree

Pour exemple : BeThree, le bracelet connecté dont l’algorithme intelligent surveille le taux d’oxygène dans le sang et prévient la survenue de crises cardiaques et Secure Drive Company, concept qui façonne une nouvelle vision de la voiture connectée. Pour ces jeunes porteurs de projets ambitieux, innover s’est imposé comme une obligation.

Comme tous les jours ou presque, Youssef Aissa, Mohamed Rhodesly et Bechir Zakkour Farhat se réunissent dans les bureaux ultra modernes situés au deuxième étage de l’incubateur Esprit, à Tunis. Plaqué contre le mur derrière eux, un grand tableau couvert de Post-it jaunes et roses. Aujourd’hui, les trois cofondateurs à la tête de BeThree ont rendez-vous avec Mariem Ben Maallem, la coach qui les suit depuis plus de six mois au sein de l’incubateur.

Ensemble, ils évoquent la possibilité d’un partenariat entre leur start-up et le Wonka Lab, un accélérateur basé à Los Angeles, en Californie. « Notre incubation à Esprit touchant à sa fin, Wonka Lab a proposé de nous aider à nous développer sur le marché américain », explique Youssef Aissa, 22 ans.

Avec ses deux associés, Youssef a mis au point un bracelet intelligent qui peut détecter en temps réel les changements brutaux du rythme cardiaque ainsi que l’hypertension artérielle, signes possiblement annonciateurs de crise cardiaque ou d’accident vasculaire cérébral (AVC).

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Lorsque les signaux biologiques du porteur de bracelet donnent lieu à des variations trop importantes, le bracelet déclenche l’envoi automatique de SMS aux proches du porteur ainsi qu’à son médecin. Dans le SMS, toutes les coordonnées GPS du malade qui permettront aux services de santé d’intervenir le plus rapidement possible.

« Nous avons développé cette technologie en nous concertant avec des médecins tunisiens. Avec ce bracelet, tout est fait pour gagner du temps et sauver un maximum de vies. » Une course contre la montre d’autant plus nécessaire que les AVC représentent la troisième cause de mortalité en Tunisie.

Pendant et après l’accident

Avec sa start-up Secure Drive Company, Ahmed Ghamgui espère donner un coup d’arrêt à la multiplication des accidents de voiture. Un fléau national qui chaque année « blesse environ 12 000 Tunisiens. Et les risques de décès se multiplient dans les zones isolées ». Plus particulièrement dans les zones où personne n’est susceptible d’être témoin de l’accident et donc de donner l’alerte ou de porter secours. (…)

Pour lire cet article dans son intégralité, rendez vous directement sur le site de notre partenaire Le Monde Afrique !

 


Consultant, Blogueur et Fondateur de StartupBRICS (www.startupbrics.com), Samir Abdelkrim a lancé #TECHAfrique en avril 2014 : une aventure entrepreneuriale à la rencontres des startups africaines et des acteurs qui font battre le pouls de l'Afrique 2.0


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